Une classe menacée dans une école de Baugé-en-Anjou : enseignants et parents mobilisés
L’école primaire Am Stram Gram, située à Saint-Martin-d’Arcé, commune déléguée de Baugé-en-Anjou (Maine-et-Loire), pourrait perdre une classe à la rentrée prochaine. Une perspective qui suscite une vive inquiétude parmi les enseignants, les parents d’élèves et les acteurs locaux.
Un équilibre fragile des effectifs
Actuellement, l’établissement accueille 86 élèves répartis en quatre classes. Mais pour la prochaine rentrée scolaire, la situation pourrait évoluer défavorablement. Le nombre d’élèves quittant l’école, notamment les CM2, serait plus important que celui des nouvelles inscriptions en petite section.
Une évolution démographique qui pourrait entraîner la suppression d’une classe, avec des conséquences directes sur l’organisation pédagogique.
"Cette situation ne concerne pas uniquement l’école du village. Partout en France, les écoles voient le nombre d’élèves diminuer. Cause principale : la baisse générale de la natalité observée depuis plusieurs années
Une école dynamique menacée
Au-delà des chiffres, les enseignants et les familles mettent en avant la richesse des projets éducatifs proposés tout au long de l’année. Les élèves participent régulièrement à des activités variées : séances de piscine, interventions artistiques et sportives, sorties culturelles, animations organisées avec l’association des parents d’élèves, ou encore visites de sites locaux comme le château de Baugé.
Pour les parents, cette dynamique contribue à la qualité de l’enseignement et à l’attractivité de l’école au sein du territoire.
"Si une classe venait à disparaître à Saint-Martin-d’Arcé, l’organisation pédagogique serait modifiée. Davantage de niveaux pourraient être regroupés dans certaines classes, ce qui aurait comme conséquence une dégradation des conditions d’apprentissages dans des classes à trois niveaux.
Une mobilisation qui s’organise
Face à la menace de fermeture, les parents d’élèves ont décidé de se mobiliser. Une pétition a été lancée afin de demander le maintien des quatre classes actuelles.
Ils redoutent notamment plusieurs conséquences : la mise en place de classes à triple niveau, une réduction des moyens humains, une baisse du temps de décharge pour la direction ou encore une perte d’attractivité pour l’école et le village.
"Nous refusons que des logiques purement comptables viennent dégrader les conditions d’apprentissage des enfants et de travail des enseignants
[…] soulignent-ils dans leur appel à mobilisation.
Les parents insistent également sur l’importance de préserver une école de proximité en milieu rural, qu’ils considèrent comme essentielle à la vie locale.
Des portes ouvertes pour sensibiliser
Les enseignants organisent une matinée portes ouvertes le samedi 21 mars, de 10 h à 12 h, afin de présenter l’établissement, ses projets et ses spécificités. L’objectif est aussi de sensibiliser le public à la situation actuelle et de renforcer la mobilisation.
"Ce moment se veut un temps de dialogue. Les familles pourront découvrir l’école, poser leurs questions et mieux comprendre les atouts de cette école. L’objectif reste clair : défendre l’école et préserver de bonnes conditions d’apprentissage pour les enfants du village. Dans les communes rurales, chaque classe compte. L’école reste un élément essentiel de la vie locale et de l’équilibre du territoire
Dans ce contexte, enseignants, familles et habitants espèrent faire entendre leur voix pour maintenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’école.
"L’éducation est un investissement pour l’avenir et non une dépense à réduire
[…] rappellent les parents, appelant à une prise de conscience collective.