🐶 Un chien qui aboie sans arrêt : une nuisance pas si anodine
Les nuisances sonores sont au cœur des tensions entre voisins, et les aboiements de chiens figurent parmi les plaintes les plus fréquentes. Selon l’i-CAD, près de 9,9 millions de chiens étaient recensés en France en 2024. Autant dire que les occasions d’entendre un « ouaf » à répétition sont nombreuses.
Mais à partir de quand l’aboiement devient-il répréhensible ?
⚖️ Que dit la loi sur les nuisances sonores d’un chien ?
L’article R1336-5 du Code de la santé publique précise que :
« Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme. »
Ainsi, pour qu’un aboiement soit considéré comme un trouble anormal de voisinage, il suffit qu’il remplisse un seul des critères suivants :
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être trop long
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être trop fréquent
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être trop intense
Le tapage diurne est reconnu entre 7 h et 22 h, au-delà, il s’agit de tapage nocturne. À noter : aucun appareil de mesure sonore n’est requis pour constater ce type de trouble.
🤝 Premiers réflexes : privilégier le dialogue
Avant toute action formelle, la meilleure approche reste la voie amiable :
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Parler calmement avec le propriétaire de l’animal
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Si cela ne suffit pas, envoyer un courrier simple
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En cas de persistance, passer à un courrier recommandé avec accusé de réception
Garder une trace de vos échanges est essentiel si l’affaire s’aggrave.
🕵️ Qui peut constater une nuisance canine ?
Si les aboiements continuent, plusieurs agents habilités peuvent constater la nuisance :
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La police municipale ou nationale
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Le maire ou ses adjoints
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Les agents communaux agréés
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Les inspecteurs de salubrité
Ces professionnels établissent un constat objectif, souvent accompagné d’un procès-verbal. Ce dernier peut conduire à une amende forfaitaire de 68 €.
🏛 Le rôle du maire et des autorités locales
Les articles L2212-1 et L2212-2 du Code général des collectivités territoriales confèrent au maire la mission de maintenir la tranquillité publique. Il peut :
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Mettre en demeure le propriétaire du chien
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Imposer des mesures correctives : isolation, garde, dressage…
🐱 Et si la solution était… un chat ?
Selon une étude récente, 39 % des Français préfèrent adopter un chat plutôt qu’un chien. Moins bruyant, plus indépendant, le félin se révèle être un compagnon plus discret — au grand soulagement des voisins.